Thomas d'Aquin et la Mère de Dieu

Thomas d'Aquin et la Mère de Dieu

La perspective de saint Thomas d'Aquin est de placer au centre Jésus, Verbe incarné. Comme dans l'évangile de saint Jean qu'il cite, (et nous pourrions ajouter comme dans le récit de l'Annonciation qui fait allusion à la descente de la Shekinah sur la tente de la rencontre), le Verbe DESCEND en Marie :

« Dans le mystère de l'Incarnation on n'envisage pas une montée, comme si une réalité préexistante se haussait jusqu'à la dignité de l'union, selon la position de l'hérétique Photin. On doit plutôt considérer l'Incarnation comme une descente, en tant que le Verbe de Dieu a assumé l'imperfection de notre nature, selon sa parole en S. Jean (Jn 6,38 6,51): "je suis descendu du ciel". »

(Somme Théologique, III Qu.33 a.3)

 

Marie n'a pas conçu un simple homme qui ensuite aurait été assumé par Dieu. Elle a eu une relation personnelle et réelle avec le Fils de Dieu qu'elle a conçu. Elle a conçu une humanité naturelle, mais d'une manière miraculeuse, surnaturelle :

« Le Christ est dit fils de l'homme au sens naturel en tant qu'il a une nature humaine véritable, par laquelle il est fils d'homme, bien qu'il l'ait reçue miraculeusement. »

(Somme Théologique, III Qu.33 a.4)

 

Saint Thomas cite ensuite le concile de Chalcédoine et les paroles de saint Cyrille de Jérusalem sur l'union de la nature humaine avec la nature divine dans la personne du Christ : il s'émerveille qu'il ne faut rien ajouter à sa nature humaine pour qu'elle soit unie à la nature divine.

 

C'est pourquoi Marie a une telle grandeur.

 

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Saint Thomas d'Aquin