Ap 12, Marie et la valeur de la vie (Jean Paul II)

Ap 12, Marie et la valeur de la vie (Jean Paul II)

 

Le sujet central de l'encyclique de Jean Paul II, Evangelium vitae en 1995, est la vie et sa valeur.

« En lui donnant la vie, Dieu exige de l'homme qu'il la respecte, qu'il l'aime et qu'il la promeuve.»

(Jean Paul II, Evangelium Vitae § 52)

 

La « culture de vie » grandit comme le Royaume de Dieu, elle est l'objet d'une lutte contre la « culture de mort » :

« Mais nous savons pouvoir compter sur l'aide de Dieu, à qui rien n'est impossible [...]

Par son exemple, Jésus nous a lui-même montré que la prière et le jeûne sont les armes principales et les plus efficaces contre les forces du mal et il a appris à ses disciples que certains démons ne peuvent être chassés que de cette manière Retrouvons donc l'humilité et le courage de prier et de jeûner, pour obtenir que la force qui vient du Très-Haut fasse tomber les murs de tromperies et de mensonges qui cachent aux yeux de tant de nos frères et sœurs la nature perverse de comportements et de lois hostiles à la vie, et qu'elle ouvre leurs cœurs à des résolutions et à des intentions inspirées par la civilisation de la vie et de l'amour. »

(Jean Paul II, Evangelium Vitae § 100)

 

La femme de l'Apocalypse, qui est en même temps l'Église-mère-de-la-vie et Marie-mère-de-la-vie (EV 103) :

« Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme enveloppée de soleil, la lune sous ses pieds et douze étoiles couronnant sa tête " L'Eglise reconnaît dans ce signe une image de son propre mystère : immergée dans l'histoire, elle a conscience de la transcender, car elle constitue sur la terre "le germe et le commencement" du Royaume de Dieu. L'Eglise voit la réalisation complète et exemplaire de ce mystère en Marie. »

(Jean Paul II, Evangelium Vitae § 103)


« En arrêt devant la femme en travail, le dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né » (Ap 12,4)

« Le dragon veut dévorer "l'enfant aussitôt né" (Ap 12,4) figure du Christ, que Marie enfante dans "la plénitude des temps" Ga 4,4 et que l'Eglise doit constamment donner aux hommes aux différentes époques de l'histoire. Mais cet enfant est aussi comme la figure de tout homme, de tout enfant, spécialement de toute créature faible et menacée. »

(Jean Paul II, Evangelium Vitae § 104)

 

Dans le Livre de l'Apocalypse, le "signe grandiose" de la "Femme" Ap 12,1 s'accompagne d'un "second signe apparu au ciel : un énorme Dragon rouge feu" Ap 12,3, qui représente Satan, puissance personnelle maléfique, et en même temps toutes les forces du mal qui sont à l'œuvre dans l'histoire et entravent la mission de l'Église. Là encore, Marie éclaire la communauté des croyants : l'hostilité des forces du mal est en effet une sourde opposition qui, avant d'atteindre les disciples de Jésus, se retourne contre sa Mère.

Pour sauver la vie de son Fils devant ceux qui le redoutent comme une dangereuse menace, Marie doit s'enfuir en Égypte avec Joseph et avec l'enfant Mt 2,13-15. Marie aide ainsi l'Église à prendre conscience que la vie est toujours au centre d'un grand combat entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres. Le dragon veut dévorer "l'enfant aussitôt né" Ap 12,4, figure du Christ, que Marie enfante dans "la plénitude des temps" Ga 4,4 et que l'Église doit constamment donner aux hommes aux différentes époques de l'histoire.

 

C'est pourquoi nous avons une vision de lumière et de victoire :

« Marie est la parole vivante de consolation pour l'Église dans son combat contre la mort. En nous montrant son Fils, elle nous assure qu'en lui les forces de la mort ont déjà été vaincues : "La mort et la vie s'affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne." »

(Jean Paul II, Evangelium Vitae § 105)

 

Jean Paul II nous invite à cette prière confiante :

 

« Ô Marie, aurore du monde nouveau,

Mère des vivants,

nous te confions la cause de la vie »

(Jean Paul II, Evangelium Vitae § 105)

 

 


Extraits de : F. Breynaert, A l'écoute de Marie, préface Mgr Rey, tome I,

Brive 2007 (diffusion Mediaspaul), p. 229-231.