Autres révélations privées évoquant la bioéthique

Autres révélations privées évoquant la bioéthique

Armanda S. (Rome 1985- ?)

Du 4 mai 1977 au 20 janvier 1985, à Rome, Armanda S. reçoit des « messages prophétiques ». Notre Dame invite à ne pas se décourager puisqu'advient « une ère lumineuse pour mes fils ». Le 2 novembre 1980, sur la procréation artificielle : « L'homme et la femme qui ne peuvent pas engendrer ne doivent en aucune manière recourir à des subterfuges. » Et, sur l'euthanasie : « Quel est cet homme supérieur à Dieu qui croit pouvoir juger du moment où la mort doit venir ? »[1]

 

Conchiglia (Rome, 2000- ?)

Sous le pseudonyme de Conchiglia, Franca ou Francesca Miscio reçoit depuis l'an 2000 des messages qui invitent à ne pas consentir à toutes les dérives actuelles, homosexualité, avortement, divorce, euthanasie.

Tout chrétien peut discerner qu'en effet le Seigneur nous demande de suivre ses commandements, et de tels messages peuvent stimuler des conversions.

Mais il conviendrait que Conchiglia, peu instruite, fasse des mises au point sur les ambiguïtés de sa doctrine.

Notamment, son opinion sur la conception virginale d'Anne (mère de la Vierge Marie), inspirée d'une opinion seulement tolérée par l'Eglise depuis le IIe siècle, ne se situe pas dans le droit fil de la tradition; elle fut critiquée parfois sévèrement (Epiphane et saint Jérôme) au cours des siècles.

Surtout, quand Conchiglia parle de Marie Divine (avec un grand D : non pas divinisée, mais réellement divine), elle franchit la ligne rouge de l'erreur.[2]

 


[1] Elle a publié « Maria parla al mondo » préfacé par Mgr Nicola Storti. Cf. « ROME III », dans : René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007, annexes.

[2] Conchiglia a publié de nombreux volumes, à l'imprimerie de Tivoli. Cf. R. Laurentin, « ROME II », dans : René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire ... Ibid.

Synthèse F. Breynaert