Le dimancheLire aussi :

Le dimanche

La Genèse raconte la création en 7 jours. Le Shabbat est le septième jour, jour de repos après le travail, expression de l'Alliance.

Lors de l'Alliance au Sinaï, le Seigneur donna le décalogue qui comporte, à la charnière entre les commandements concernant l'amour de Dieu et ceux concernant l'amour du prochain :

« Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est un sabbat pour Yahvé ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'étranger qui est dans tes portes. »  (Exode 20, 9-10)

 

Pour les chrétiens, le sommet de la semaine est désormais le Dimanche, premier jour, jour de la nouvelle création.

« La structure de la semaine est maintenant renversée. Elle n'est plus dirigée vers le septième jour, pour y participer au repos de Dieu. Elle commence par le premier jour comme jour de la rencontre avec le Ressuscité. »[1]

 

La présence de Marie le dimanche.

Depuis les premiers siècles jusqu'à l'actuelle première eucharistique, la liturgie du dimanche fait mémoire de la Vierge Marie au cœur de la prière eucharistique : «  Dans la communion de toute l'Église, Nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge... »[2].

« Marie, sans rien retirer à la centralité du Christ et de son Esprit, est présente chaque dimanche de l'Église. » (Jean Paul II)[3]

 

Les apparitions de la Salette.

Le 19 septembre 1846, Notre Dame est apparue à la Salette (France - 38) et elle a donné un message qui comporte un rappel de l'importance du dimanche.

 

« Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l'accorder.  C'est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils. [...] L'été, il ne va que quelques femmes un peu âgées à la Messe. Les autres travaillent le dimanche tout l'été [...]. »[4]

 

N.B. Dans une autre apparition, le 8 juillet 1873 à Saint Bauzille de la Sylve (France, 34), la Vierge Marie demande qu'on ne travaille pas le dimanche.

 

Le père de sainte Thérèse de Lisieux, commerçant, avait choisi de respecter le dimanche.

« Voilà un homme qui n'a jamais essayé de faire fortune ; quand il s'est établi, son confesseur lui disait d'ouvrir sa bijouterie le Dimanche jusqu'à midi. Il n'a pas voulu accepter la permission, préférant manquer de belles ventes. Et, malgré tout, le voilà riche. Je ne puis attribuer l'aisance dont il jouit à autre chose qu'à une bénédiction spéciale, fruit de son observance fidèle du Dimanche. » (Zélie à sa belle sœur, 29 septembre 1875).

 

Le pape Léon XIII, en 1891, dans son encyclique Rerum Novarum, dénonce la misère injuste des ouvriers et affirme le droit de former des syndicats, d'avoir des conditions de travail décentes ainsi que le repos dominical.

Cet enseignement sera répété par les papes suivants.

 


[1] Extraits de Benoît XVI, homélie de la veillée pascale, 23 avril 2011

[2] Ignazio CALABUIG, Il culto di Maria in occidente, In Pontificio Istituto Liturgico sant'Anselmo. Scientia Liturgica, sotto la direzione di A.J. CHUPUNGCO, vol V, Piemme 1998. p. 286

[3] Jean Paul II, lettre apostolique Dies Domini, n.86

[4] Source : lasalette.cef.fr/article.php3


Françoise Breynaert