L’incorruptibilité du corps de Marie selon les pères de l'Eglise

L’incorruptibilité du corps de Marie selon les pères de l'Eglise

Le corps de Marie n'a pas connu la décomposition et il n'a pas été réduit en poussière.

 

Le premier argument est le mystère de l'incarnation, thème répété avec une fréquence considérable. Le corps de Marie est incorruptible parce que durant sa vie terrestre il a accueilli le corps du Christ[1], parce qu'il a été "temple vivant du Fils unique de Dieu"[2], parce qu'elle a reçu la vie[3].


Le second argument se rattache au mystère de la virginité dans la conception et l'enfantement. En effet, « comment peut-elle supporter la sépulture celle qui n'a pas connu le rapport viril?»[4]. De même que l'utérus de Marie est resté intègre lors de l'accouchement, de la même façon, sa chair ne s'est pas dissolue lors de sa mort. Elle a échappé à la corruption de l'accouchement et le sépulcre ne l'a pas accueilli dans l'extrême corruption de la mort[5].


Le troisième argument est déduit du rôle de Marie dans l'œuvre de la rédemption réalisée par le Christ. « En effet, comment ta chair pouvait-elle se dissoudre en cendre et se réduire en poussière, alors que tu avais libéré le genre humain de la corruption de la mort, par l'incarnation de celui qui est né de toi?»[6]

 


[1] Modeste de Jérusalem, Homélie (louange) sur la dormition, 7

[2] Germain de Constantinople, 1e Discours sur la dormition

[3] Germain de Constantinople, 2e discours sur la dormition

[4] Giovanni Damasceno, canon sur la dormition, 4

[5] André de Crète, 2e Sermon sur la dormition

[6] Germain de Constantinople, 1e discours sur la dormition

 


 

A. Gila