La sainteté de Marie et de l'Eglise

La sainteté de Marie et de l'Eglise

Aimer Marie et aimer l'Eglise : inséparable !

Selon les paroles de Paul VI, le but du Concile Vatican II était de "manifester le visage de l'Eglise, à laquelle Marie est intimement unie"[1]. Marie est intimement unie à l'Eglise. Cette union est tellement profonde et essentielle qu'on ne pourra plus considérer l'Eglise sans Marie, ni Marie sans l'Eglise.  Ainsi, "L'amour pour l'Eglise se traduira en amour pour Marie, et inversement, parce que l'une ne peut subsister sans l'autre" [2]

 

Il y a une continuité historique entre le mystère du Christ et celui de l'Eglise :

Le Credo dit que le Fils de Dieu a pris chair pour notre salut. Le concile explique que ce mystère se continue dans l'Eglise :

« Pour nous les hommes et pour notre salut, Il descendit du Ciel; par l'Esprit-Saint il a pris chair de la Vierge Marie. Ce divin mystère de salut se révèle pour nous et se continue dans l'Eglise que le Seigneur a établie comme son Corps. »

(Vatican II, Lumen gentium 52).[3]

 

Dès l'Annonciation, le Christ s'est uni l'Eglise, son Corps mystique :

Marie est la mère du Christ qui est la tête du corps mystique de l'Eglise, Marie est donc la mère de l'Eglise :

« Comme la divine maternité est le fondement de la relation unique de Marie avec le Christ et de sa présence dans l'œuvre du salut opéré par le Christ, de même, cette divine maternité est le fondement principal de la relation entre Marie et l'Eglise.

Marie est en effet la mère du Christ qui, dès l'instant où il a assumé la nature humaine dans son sein virginal, a aussitôt uni à lui-même, comme à la Tête, son Corps mystique qui est l'Eglise. Donc, Marie, comme mère du Christ, est aussi mère de tous les fidèles et de tous les pasteurs, c'est-à-dire mère de l'Eglise. » (Paul VI  [4])

 

La sainteté est en rapport avec Marie et l'Eglise :

Le thème de la sainteté est vraiment au cœur de la doctrine du Concile.

Le concile parle de la sainteté comme parfaite union avec le Christ dans l'Esprit-Saint, et avec le Père par le Christ, et il en parle en rapport avec Marie et l'Eglise :

« La réalité de l'Eglise ne s'épuise pas dans sa structure hiérarchique, sa liturgie, ses sacrements et ses aspects juridiques. Son essence intime, la source première de son efficacité sanctificatrice, se trouvent dans son union mystique avec le Christ, union que nous ne pouvons pas penser séparément de celle qui est la Mère du Verbe Incarné, et que Jésus-Christ a voulu si intimement unie a lui pour notre salut »(Paul VI,[5]).

 

Tous appelés à la sainteté dans l'Eglise, nous sommes appelés à vivre comme Marie et avec Marie la même union intime avec le Christ.

 

Tel est aussi le centre de la doctrine montfortaine comme vraie et propre pédagogie de la sainteté, car "l'union à Jésus-Christ... suit toujours nécessairement l'union à Marie"[6].

C'est une grâce merveilleuse, en anglais "amazing grace", que nous pouvons chanter... tous ensemble, en Eglise !

 


[1] Paul VI,  Discours (Conclusion de la IIIème Session du Concile Vatican II et promulgation de la Constitution Lumen Gentium), le 21 Novembre 1964, § 26 (Enchiridion Vaticanum 1, n° 302).

[2] Paul VI, Exhortation apostolique Marialis Cultus, n° 29.

[3] La même vérité est exprimée par saint Louis-Marie de Montfort dans son Traité de la vraie dévotion :  "La conduite que les trois Personnes de la Très Sainte Trinité ont tenue dans l'Incarnation et le premier avènement de Jésus?Christ, elles la gardent tous les jours, d'une manière invisible, dans la Sainte Église, et la garderont jusqu'à la consommation des siècles, dans le dernier avènement de Jésus?Christ" (VD 22).

[4] Paul VI, Discours (idem), le 21 Novembre 1964, § 32 (Enchiridion Vaticanum 1, n° 308).

[5] Paul VI, Discours (idem), le 21 Novembre 1964, § 27 (Enchiridion Vaticanum 1, n° 303). Le chapitre VIII de Lumen Gentium insiste beaucoup sur l'union intime de Marie avec le Christ et l'Eglise, et des fidèles avec le Christ (cf LG 53, 57, 59, 60, 63...).

[6] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité, § 259

 

Synthèse, F. Breynaert