Marie nous aime

Marie nous aime

Marie est pleine d'affection

« Les âmes pieuses sentent combien brûle en Marie la flamme d'une affection généreuse et effective, en Marie qui est, non pas humainement, mais par le Christ, notre Mère. Ajoutons qu'elle voit et qu'elle connaît beaucoup mieux que tout autre ce qui nous concerne ; les secours dont nous avons besoin dans la vie présente, les péris publics ou privés qui nous menacent, les difficultés et les maux dans lesquels nous nous trouvons...»

(Léon XIII, Lettre encyclique Magnae Dei Matris, sur le rosaire de Marie)

 

Vatican II parle de l'amour maternel de Marie en choisissant le mot latin « affectus » qui évoque toute la richesse psychologique de la tendresse humaine. Cet amour tendre est un modèle pour toute l'Eglise :

« La Vierge a été par sa vie le modèle de cet amour maternel dont doivent être animés tous ceux qui, associés à la mission apostolique de l'Eglise, travaillent à la régénération des hommes. »

(Vatican II, LG 65)

Chacun d'entre nous est cher à son cœur :

« Même lorsqu'une femme est mère de nombreux enfants, son rapport personnel avec chacun d'eux caractérise la maternité dans son essence même.

Chaque enfant est en effet engendré d'une manière absolument unique, et cela vaut aussi bien pour la mère que pour l'enfant. Chaque enfant est entouré, d'une manière unique, de l'amour maternel sur lequel se fondent son éducation et sa maturation humaines.

On peut dire qu'il y a une analogie entre la maternité dans l'ordre de la grâce et ce qui, dans l'ordre de la nature, caractérise l'union entre la mère et son enfant.

Sous cet éclairage, on peut mieux comprendre le fait que, dans son testament sur le Golgotha, le Christ a exprimé au singulier la nouvelle maternité de sa Mère, en se référant à un seul homme : Voici ton fils. [...]

La maternité de Marie, qui devient un héritage de l'homme, est un don, un don que le Christ lui-même fait personnellement à chaque homme.»

(Jean Paul II, Lettre encyclique Redemptoris Mater, § 45)

 

« En donnant à cette maternité une forme individuelle, Jésus manifeste la volonté de faire de Marie non seulement la Mère de l'ensemble des disciples, mais de chacun d'eux en particulier, comme s'il était son seul fils qui prend la place de son Fils unique. »

(Jean Paul II, Audience du 11 mai 1983)

 


Extraits de F. Breynaert, Notre mère, la reine de la Paix,

édition du Paraclet, Brive 2008, p. 49-56