LG 59 : La Sainte Vierge après l’Ascension

LG 59 : La Sainte Vierge après l’Ascension

De l’Ascension à la Pentecôte

 

« Mais comme il a plu à Dieu de ne manifester ouvertement le mystère du salut des hommes qu’à l’heure où il répandrait l’Esprit promis par le Christ, on voit les apôtres, avant le jour de Pentecôte, "persévérant d’un même cœur dans la prière avec quelques femmes dont Marie, Mère de Jésus, et avec ses frères" (Ac 1,14) ; et l’on voit Marie appelant elle aussi de ses prières le don de l’Esprit qui, à l’Annonciation, l’avait déjà prise sous son ombre. » (Lumen Gentium 59)

 

Le concile décrit l’action salvifique de Marie entre l’Ascension et la Pentecôte :

Marie est intimement unie à l’Eglise primitive et de tous les temps, dans sa fonction d’orante qui implore la descente et le don de l’Esprit Saint (épiclèse).

 

En faisant le lien avec l’Annonciation, le concile indique que l’Esprit Saint et Marie agissent en continuité. Marie à l’Annonciation est, par l'Esprit Saint, la mère du sauveur, et à la Pentecôte, par une nouvelle effusion de l’Esprit Saint, elle est la mère des sauvés.

 

L’Assomption

 

« Enfin, la Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs (cf. Ap 19,16), victorieux du péché et de la mort. » (Lumen Gentium 59)

 

- Le concile reprend la définition dogmatique de Pie IX concernant l’Immaculée conception. (1)

- Le concile affirme l'Assomption de Marie et sous-entend le lien entre l’Immaculée conception et l'Assomption, comme l’avait fait Pie XII dans la Munificentissimus Deus. (2)

- Le concile affirme Marie Reine de l’univers, comme l’avait fait Pie XII dans la Ad coeli Reginam. (3)

 

Le concile indique la raison de ces privilèges de Marie : pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs (cf. Ap 19,16) [= voilà ce qui explique Marie reine de l’univers], victorieux du péché [= voilà ce qui explique Marie immaculée] et de la mort [= voilà ce qui explique l’Assomption de Marie.]

La glorification céleste de Marie dans son âme et dans son corps porte à l’accomplissement définitif sa ressemblance avec le Christ : le Christ maintenant est entièrement dans sa Mère et Elle est toute en Lui pour agir encore avec Lui en faveur de l’humanité.

C’est pourquoi la tradition appelle les privilèges de Marie des charismes, c’est-à-dire des dons reçus en faveur des membres du Christ.

 


(1) Cf. Pie IX, bulla ineffabilis, 8 Déc. 1854: Acta Pie IX, 1, I, p.616 ; Denz. 1641 (2803).

(2) Cf. Pie XII, Const. apost. Munificent. 1 nov. nov. 1950: AAS 42 (1950) ; Denz. 2333 (3903).Cf. S Damascène, Enc. in dorm. Dei genitricis, hom. 2 et et 3: PG 96, 721-761, speciatim col. 728 B. S. Germain Const. in S Dei gen. dorm. serm. 1: PG 98 (6) 340-348; serm. 3, col. 361. S. Modeste Hier. in dorm. SS. Deiparae: PG 86 (2), 3277-3312.

(3) Cf. Pie XII, encyc. Ad coeli Reginam, 11 Oct. 1954: AAS 46 (1954) pp. 633-636 ; Denz. 3913 ss.cf. André Cret. Hom. 3 in in dorm. SS. Deiparae: PG 97, 1089-1109. S Damascène, De fide orth. IV, 14: PG 94, 1153-1161.


F. Breynaert,

cf. www.testimariani.com.