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LG 52 : La Sainte Vierge dans le mystère du Christ

Texte complet de Lumen gentium 52 :

Ayant résolu, dans sa très grande bonté et sagesse, d'opérer la Rédemption du monde, Dieu "quand vint la plénitude du temps, envoya son Fils né d'une femme... pour faire de nous des fils adoptifs" (Ga 4,4-5).

C'est ainsi que son Fils, "à cause de nous les hommes et pour notre salut, descendit du ciel et prit chair de la Vierge Marie par l'action du Saint-Esprit" (1).

Ce divin mystère de salut se révèle pour nous et se continue dans l'Eglise, que le Seigneur a établie comme son Corps et dans laquelle les croyants, attachés au Christ chef et unis dans une même communion avec tous ses saints, se doivent de vénérer, "en tout premier lieu la mémoire de la glorieuse Marie, toujours vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus Christ (2).

 

1) Credo in Missa Romana: Symbolum Constantiinopolitanum: Mansi 3,566. Cf. Conc Ephèse ib. 4, 1130 (necnon ib. 2, 665 et 4, 1071). Conc. Chalcédoine, ib. 7, 111-116. Conc. Const. II, ib. 9; 375-396.

(2) "Canon de la messe romaine".

 

Expliquons...

La volonté du Père :

« Ayant résolu, dans sa très grande bonté et sagesse, d’opérer la Rédemption du monde, Dieu… » (LG 52)

 

Le chapitre s’ouvre avec une grande solennité, comme le fit Pie IX pour la définition de l’Immaculée conception (dans la bulle Ineffabilis Deus) ou Pie XII pour la définition de l’Assomption (dans la constitution Munificentissimus Deus).

Cette phrase nous renvoie aussi au début de cette même constitution Lumen Gentium :

« Le Père éternel par la disposition absolument libre et mystérieuse de sa sagesse et de sa bonté a créé l’univers ; il a décidé d’élever les hommes à la communion de sa vie divine ; après leur chute en Adam, il ne les a pas abandonnés, leur apportant sans cesse les secours salutaires, en considération du Christ rédempteur… » (LG 2)

 

Le concile cite ensuite l’Ecriture Ga 4,4-5 :

« "quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils né d’une femme ... pour faire de nous des fils adoptifs" (Ga 4,4-5). » (LG 52)

 

C’est le Père qui veut l’incarnation de son Fils et le rôle d’une femme.

Cette femme est Marie, qui engendre « le Fils ».

Marie est donc au centre de l’histoire du salut, au centre de toute l’histoire du cosmos, au cœur de la plénitude des temps.

 

Pour notre salut :

Le concile enchaîne aussitôt avec le symbole du concile œcuménique de Nicée-Constantinople de l’année 381 :

 

« à cause de nous les hommes et pour notre salut, descendit du ciel et prit chair de la Vierge Marie par l’action du Saint-Esprit. » (LG 52)

 

Marie est donc associée à notre salut. Le texte est cité en référence à notre missel, c’est notre Credo, ce qui est une façon d’en souligner l’actualité. La référence à la liturgie est aussi une façon de situer Marie dans l’Eglise.

 

« Notre salut » signifie être sauvé de Satan, du péché et de ses conséquences la douleur et la mort ; cela signifie aussi être élevé à la participation à la vie divine par l’Esprit Saint et constitués fils et héritiers avec le Christ. C’est dans ce contexte immense que se situe la Vierge Marie, en tant que personne entièrement et consciemment engagée dans le plan salvifique avec le Christ sauveur.

 

Dans le texte de Nicée-Constantinople, « à cause de nous les hommes et pour notre salut » se réfère à l’Incarnation, à la vie, à la passion, la mort et la résurrection de Jésus. Marie fait intimement partie de toutes les étapes et elle est appelée à les vivre avec responsabilité.

 

« et prit chair de la Vierge Marie par l’action du Saint-Esprit ». En grec : « de Marie, la Vierge », il est question de la personne de Marie (la Vierge) et de sa fonction, elle est la Mère, par l’action de l’Esprit Saint.

 

Dans l’Eglise :

Puis le concile exprime la continuité entre le mystère du Christ et de l’Eglise :

 

« Ce divin mystère de salut se révèle pour nous et se continue dans l’Eglise, que le Seigneur a établie comme son Corps et dans laquelle les croyants, attachés au Christ chef et unis dans une même communion avec tous ses saints, se doivent de vénérer, "en tout premier lieu la mémoire de la glorieuse Marie, toujours vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus Christ. » (LG 52)

 

C’est donc dans l’Eglise que le Père révèle et réalise son projet de salut.

L'Eglise est présentée dans sa vérité la plus profonde qui est la communion des saints. Lorsque chacun est intimement uni au Christ, alors tous sont unis les uns aux autres dans la communion des saints. Le concile situe Marie dans la communion des saints, c'est un point très important.

 


F.Breynaert,

cf. www.testimariani.net.