La Vierge orante (Grande Panaghia de Yaroslavl, XII°)

La Vierge orante (Grande Panaghia de Yaroslavl, XII°)

 

Voir l'icône : http://tars.rollins.edu/Foreign_Lang/Russian/panag.jpg

 

Cette icône prenait place au-dessus du trône Episcopal dans le sanctuaire. La Vierge apparaît ici comme la protectrice dont les bras levés intercèdent pour le peuple dans un acte de supplication et d'offrande totale d'elle-même. L'Enfant Dieu est en médaillon[1].

 

L'icône est fortement influencée par l'art byzantin de la période, en particulier dans le maintien solennel et statique, dans les plis des vêtements, et dans le regard songeur de la Vierge. Il est possible que cette icône ait été inspirée par une mosaïque (Cf. L'Orante dans la cathédrale sainte Sophie à Kiev).

 

La composition est extrêmement équilibrée, presque symétrique. De chaque côté, deux archanges qui semblent regarder et peut-être exprimer leur étonnement devant grand miracle de la naissance du Christ. Le Christ est montré dans un médaillon, sur le sein de la Vierge : « Voyez, une vierge concevra, et elle enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel" (Isaïe 7,14). Notez aussi comment les mains du Christ Emmanuel, étirées à l'extérieur dans un geste de bénédiction, se relient aux mains de la Vierge[2].

 

Approfondissement spirituel sur le thème des vierges orantes[3] - Vierge du signe, XVIII° collection particulière Paris.

Ce motif iconographique fait écho à l'annonce du prophète Isaïe : « Le Seigneur va vous donner un signe. Voici, la Vierge est enceinte et va enfanter un fils qu'elle appellera Emmanuel. » (Is 7, 14). Cette prophétie doit être rapportée à l'Annonciation.

Orante, Marie prie les mains levées, accueillant le désir de Dieu sur elle et en même temps, le Fils est conçu en elle, représenté en médaillon sur son sein. Ce motif iconographique fait écho à l'annonce du prophète Isaïe : « Le Seigneur va vous donner un signe. Voici, la Vierge est enceinte et va enfanter un fils qu'elle appellera Emmanuel. » (Is 7, 14). Cette prophétie doit être rapportée à l'Annonciation.

 

Orante, Marie prie les mains levées, accueillant le désir de Dieu sur elle et en même temps, le Fils est conçu en elle, représenté en médaillon sur son sein.

 

La Vierge, les mains levées, avec ou sans l'Enfant, est parfois appelée « Platytera » (« Celle qui est plus vaste » que les cieux) car elle contient en son sein celle que l'univers ne peut contenir, Dieu le créateur lui-même. L'expression est tirée de l'hymne à la Mère de Dieu contenue dans la prière eucharistique de saint Basile : « De ton sein il a fait un trône, Il l'a rendu plus vaste que les cieux. O Pleine de grâce, toute la création se réjouit en toi, gloire à toi ! »

 


[1] Ephrem Yon, Philippes Sers éditeur, Les saintes icônes, une nouvelle interprétation, Paris 1990, p. 104

[2] Source : http://tars.rollins.edu/Foreign_Lang/Russian/panagia.html

[3] Ephrem Yon, Philippes Sers éditeur, Les saintes icônes, une nouvelle interprétation, Paris 1990, p. 104


Synthèse : Françoise Breynaert