Victor Hugo (1802-1885)Lire aussi : Victor Hugo (1802-1885)

Victor Hugo (1802-1885)

Victor Hugo est né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris.

 

Une vie familiale tourmentée[1].

Vers 1813, Victor s'installe à Paris avec sa mère qui s'est séparée de son mari, car elle entretient une liaison avec le général Victor Fanneau de la Horie. La mort de sa mère le 27 juin 1821 l'affecte profondément. En 1822, il épouse une amie d'enfance, Adèle Foucher, qui lui donne cinq enfants. Ce mariage précipite son frère Eugène dans la folie, une schizophrénie qui conduira à son enfermement jusqu'à sa mort en 1837. Ensuite, Adèle Hugo entretient une relation amoureuse avec Sainte-Beuve qui se développe durant l'année 1831.

 

Une vie politique qui a évolué.

Au début de la Révolution de 1848, Victor Hugo est nommé maire du 8ème arrondissement de Paris, puis député (conservateur). Lors des émeutes ouvrières de juin 1848, Victor Hugo lui-même participe au massacre et commande des troupes face aux barricades dans l'arrondissement parisien dont il est maire[2]. Il ne désapprouvera cette répression sanglante que plus tard[3].

Sous le Second Empire, opposé à Napoléon III, il vit en exil à Bruxelles, puis à Jersey.

Quand éclate la guerre franco-allemande, Hugo la condamne : il s'agit pour lui d'une guerre de « caprice »[4] et non de liberté.

Il est à Bruxelles en mars 1871 lorsqu'éclate la Commune. Il assiste à sa répression qu'il désapprouve si vivement qu'il est expulsé de Belgique.

Hugo  a aussi lutté farouchement contre la peine de mort.

Son chef d'œuvre, Les Misérables est un hymne à la misère et aux plus démunis.

Il rentre en France en 1881, jusqu'à sa mort, en 1885, et il est enterré au Panthéon.

 

Une quête spirituelle hétéroclite[5].

Victor Hugo explore d'autres voies que le catholicisme. Il lit le Coran, s'intéresse au druidisme, critique les religions orientales et il expérimente le spiritisme (A partir de 1853 ont lieu les séances de tables tournantes chez Delphine de Girardin.)

Le 31 août 1881, il rédige son testament : « Dieu. L'âme. La responsabilité. Cette triple notion suffit à l'homme. Elle m'a suffi. » Le 2 août 1883, il ajoute: « Je donne 50 00 francs aux pauvres. Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard. Je refuse l'oraison de toutes les églises. Je demande une prière à toutes les âmes. »

 

Victor Hugo et la Vierge Marie.

 

  • Le roman Notre Dame de Paris paru en 1831 n'évoque pas la présence mariale. La cathédrale de Paris est perçue sous le seul point de vue de l'architecture, « plutôt l'enfantement des peuples en travail que le jet des hommes de génie »[6].

 

  • Dans les Poésies, III, 1 Victor Hugo manifeste une haine du dogme de l'Immaculée Conception (1854), accompagnée d'un mépris de l'Eglise et de sa réflexion (« abbé Pluche »).

 

  • Dans Les Contemplations, XXVI, Victor Hugo évoque la souffrance de Marie au calvaire. Mais l'ensemble du recueil conduit à penser que Victor Hugo exprime sa propre souffrance après le deuil de sa fille Léopoldine, sans véritable contemplation chrétienne puisque la mort de Jésus (et le deuil de Marie) est mise en doute.

 


Synthèse Françoise Breynaert