Je veux que tu comprennes mieux mes joies… (Maria Valtorta)

Je veux que tu comprennes mieux mes joies… (Maria Valtorta)

[Marie illustre la signification des sept joies, qui proviennent toujours d'un amour et tendent à un amour plus parfait, car l'Amour est la clé de la théologie mariale. Elle dit à Maria Valtorta :]

 

«Je veux que tu comprennes mieux mes joies. [...]

Dans une première joie, ce qui m'a réjoui, ce n'est pas ma gloire et ma joie, mais que soit arrivé le temps de la rédemption de l'homme et du pardon de Dieu à l'homme.

 

Dans ma seconde joie, ce n'est pas la louange de ma cousine à mon sujet qui me rendit heureuse, mais d'avoir donné le signal de la rédemption par la sanctification de Jean-Baptiste en lui amenant mon Jésus, votre Rédempteur.

 

La béatitude de la troisième ne fut pas uniquement d'être devenue mère [...] La véritable raison en était que, désormais, la terre avait son Sauveur.


Le motif de ma quatrième joie fut que j'ai vu, sous les traits des trois Mages, tous ceux qui, à partir de ce moment, allaient venir du monde entier et à toute époque, de la terre vers la Lumière, vers mon Seigneur, et allaient le proclamer Roi, Sauveur et Dieu.


L'allégresse du cinquième événement n'est pas uniquement due au fait que mon amour de Mère a cessé de souffrir lorsque j'ai retrouvé mon Fils perdu. Cela aurait été de l'égoïsme. Mais ce m'était une joie inexprimable d'entendre retentir pour la première fois la «Bonne Nouvelle» et de comprendre que, avec quelques années d'avance, elle tombait dans certains cœurs et y germait en plante éternelle. [...]

 

Ma sixième joie fut encore plus grande pour vous, les créatures sauvées. Le Ressuscité me disait que les cieux étaient ouverts et déjà habités par les saints du Seigneur qui attendaient cette heure depuis des siècles, et que, dans ces cieux, les places de milliers et de milliers de sauvés étaient déjà préparées. Pour moi, qui suis votre Mère, ce m'était une joie d'une profondeur incalculable de savoir votre demeure prête.


Enfin, ma septième joie ne fut pas due à ma gloire. La raison en était que, devenue par la bonté de Dieu Reine des cieux, je pouvais, en tant que telle, m'occuper de vous, mes aimés... »

 

 


Extrait de Maria Valtorta, Cahiers de 1944, 13 mai, pages 290-291

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