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Marie, joie de Dieu depuis toujours (Maria Valtorta)

Sans dire que Marie soit préexistante (ni son « âme »), la foi chrétienne dit que Dieu la prévoyait en même temps que l'Incarnation de son Fils. Et en la voyant d'avance, on peut certainement dire que Dieu était dans la joie :

 

« En lisant tes futures pensées, en écoutant les battements de ton cœur, Je possède le modèle et le guide de la création. Viens, ma Joie, pour toi les mondes sont comme des amusements jusqu'à ce que tu seras dans ma pensée la lumière dansante, voilà les mondes pour ton sourire. » [1]

 

La liturgie lit en référence à la Vierge Marie des textes sapientiaux (Sir 24 ; Pr 8). Maria Valtorta en explique les motifs :

 

« pour qu'on reconnaisse et que l'on sache

- qu'elle est la consolation et la joie de Dieu,

- la raison de la constante, parfaite, intime joie de ce Dieu Un et Trine qui vous gouverne et vous aime et à qui l'homme a donné tant de motifs de tristesse,

- la raison pour laquelle Il a perpétué la race humaine alors qu'à la première épreuve elle méritait la destruction,

- la raison du pardon que vous avez obtenu. »[2]

 

Le magistère ne soutient pas Maria Valtorta quand elle lit dans le sens d'une préexistence de l'âme de Marie tous les textes sapientiaux (Si 24 ; Pr 8 etc..)[3]. Une telle doctrine, d'origine platonicienne, fut au contraire condamnée au 2° concile de Constantinople[4], (ce qu'a rappelé récemment Jean Paul II[5]).

 

Maria Valtorta est plus claire dans "le livre d'Azaria" : elle décrit la chute des anges et elle évoque les anges contemplant Marie présente dans la pensée de Dieu, présente comme une réalité spirituelle dont l'humilité pouvait réparer l'orgueil (angélique ou humain) et comme une future reine.

 


[1] Maria Valtorta, L'Evangile tel qu'il m'a été révélé, Tome I, chapitre 8, p. 40.

N.B. La publication en est autorisée à condition de préciser que c'est une œuvre littéraire de Maria Valtorta, et non un nouvel Evangile.

[2] Maria Valtorta, L'Evangile tel qu'il m'a été révélé, Tome I, chapitre 8, p. 36.

[3] Maria Valtorta, L'Evangile tel qu'il m'a été révélé, Tome I, chapitre 8 et surtout le Tome V, chapitre 36, p. 244

[4] 2° Concile de Constantinople, 1°, 2° et 3° anéthématisme contre Origène, DS 403-405

[5] Jean Paul II, Encyclique « Fides et Ratio » § 52


Synthèse Françoise Breynaert

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