Le symbolisme de la colombe

Le symbolisme de la colombe

Dans l’antiquité et dans l'Ancien Testament,

  • Dans la langue babylonienne, « colombe » et « enfanter » sont exprimés par le même signe parce que la colombe est un oiseau monogame et prolifique.

  • Dans l'Ancien Testament, La colombe est le symbole d'Israël :

    « Ephraïm est une colombe naïve, sans cervelle; ils appellent l'Egypte, ils vont en Assur. » (Osée 7, 11)

    « Ne livre pas à la bête l'âme de ta tourterelle » (Psaume 74, 19)

    La colombe qui se couvre d'argent (Ps 68, 14) est le symbole d'Israël qui se pare des richesses gagnées dans le combat (Ps 68, 13) :

    « 13 Et les chefs d'armée détalaient, détalaient, la belle du foyer partage le butin. 14 Alors que vous reposez entre les deux murets (= dans les enclos) , les ailes de la Colombe se couvrent d'argent. » (Psaume 68, 13-14)

  • Dans l’Ancien Testament, la colombe est présente avant tout comme offrande des pauvres: « S’il n’a pas les moyens d’offrir plus » (Lv 12,8).

 

Jésus,

  • Jésus invite ses disciples à être « prudents comme les serpents et simples comme les colombes » (Mt 10,16).

  • Au Baptême du Christ, les quatre Évangélistes parlent de l’Esprit qui descend et demeure sur le Christ sous la forme d’une colombe. Jésus va former un nouveau peuple, un nouvel Israël. Après le baptême, Jésus appelle "les Douze", comme les douze tribus d'Israël.

 

Dans l’Église ancienne,

  • Le Concile de Nicée (325) déclare que la colombe est un symbole valide de l’Esprit.

  • Par sa douceur, la colombe est un symbole du Christ : Cyrille d’Alexandrie appelle le Christ « vraie tourterelle céleste, au chant suave et douce colombe… »

  • A cause de la fidélité de son amour, saint Ambroise reconnaît dans la colombe la figure du mystère de l’Église, Épouse du Verbe et un modèle de vie chaste pour les veuves.

  • La colombe devient le symbole de l’âme rachetée, libérée : Notre âme a été libérée comme un oiseau du filet des chasseurs: le filet s’est rompu et nous avons échappé" (Ps 124,7). C’est pourquoi, dans l’art funéraire chrétien, la colombe indique l’âme qui passe de la mort à la joie du ciel ; elle peut porter dans le bec une branche d’olivier ou apparaître à côté d’un récipient d’eau - l’eau de la Vie.

  • Les colombes apparaissent aussi dans le jardin du Paradis.

  • Dans l’art paléochrétien, douze colombes indiquent d’habitude les Apôtres mais peuvent se rapporter aussi à la totalité de l’Église.

 


F. Breynaert

Cf. F. BREYNAERT, A l’écoute de Marie, Tome I, Brive 2007, p. 119