Hugo van der Goes, La Nativité (1476-1478)

Hugo van der Goes, La Nativité (1476-1478)

 

Rogier van der Weyden est né à Tournai, dans le comté de Flandre, vers 1399. La Flandre fait alors partie des Pays-Bas bourguignons.

 

Le panneau central du retable Portinari (Florence, Musée des offices), représente la Nativité.

 

La Vierge Marie adore et intercède pour l'humanité. Joseph aussi adore, il se tient un peu en retrait, ce qui signifie qu'il n'est pas le géniteur.

Les bergers, joyeux, entrent par le haut à droite.

L'enfant repose nu sur le sol et non dans une crèche selon l'évangile. Ce détail provient probablement de la vision de sainte Brigitte de Suède (fin XIV° siècle).

 

Les habits des anges transforment le tableau en célébration d'une messe solennelle. Mais aucun ange ne porte de vêtements sacerdotaux : le prêtre ici, c'est Jésus-Christ lui-même, prêtre et sacrifice. L'ange au centre à droite porte une chape brodée avec les mots « Sanctus, sanctus, Sanctus », extraits de la partie la plus importante de la messe, l'élévation.

 

Au centre, devant, la gerbe de blé est une allusion non seulement à Bethléem dont le nom signifie maison du blé, mais aussi à l'Eucharistie Jn 6, 51.

Le lys écarlate évoque la passion du Christ, et les iris symbolisent le glaive qui transperce le cœur de la Vierge au calvaire.

Le verre d'eau pure contient sept ancolies qui évoquent les sept douleurs de la Vierge.

Les violettes répandues sur le sol sont un symbole de l'humilité.

 


F. Breynaert, cf. Jérémie Wood, La Nativité, Seuil, Paris 1991, p. 23-27