Maître de Flemalle : L’Annonciation, vers 1425Approfondir : L'Annonciation (Ecriture et tradition)

Maître de Flemalle : L’Annonciation, vers 1425

Maître de Flemalle, l'Annonciation.

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Robert CAMPIN, dit le maître de Flemalle, Tryptique de Merode, vers 1425,

Panneau central : 64,1 x 63,2 cm; chaque aile : 64,1 x 27,3cm

New-York, Metropolitan Museum of Art, The Cloisters Collection.

 

La scène centrale[1]

L'ange s'est faufilé avec tant de discrétion dans la salle encombrée de meubles que la Vierge ne l'a pas encore vu. Et la vie continue comme s'il n'était pas là. La porte qu'il vient de franchir est restée ouverte, la Vierge lit. Lui s'agenouille avec révérence, une main posée familièrement sur sa jambe, l'autre main levée timidement comme pour attirer l'attention de Marie. Il la regarde et ses lèvres s'entrouvrent. Bien loin de remplir sa mission avec autorité, on dirait qu'il craint de déranger la Vierge et qu'il attend, sans la troubler, qu'elle ait fini sa pieuse lecture.

 

Les volets latéraux[2].

L'espace du volet de gauche est relie a la salle centrale par les marches et la porte entrouverte par laquelle les donateurs, représentés dans le traditionnel "jardin clos", assistent de l'extérieur a la scène miraculeuse. A droite, saint Joseph, représenté en vieux menuisier, travaille dans son atelier.

 

Le symbolisme des objets.

Dans le panneau central, le bassin et l'essuie-mains, comme la fleur de lys, renvoient à la pureté de la Vierge.

La bougie qui s'éteint signifie la supériorité de la lumière divine sur la lumière naturelle.

Sur le volet de droite, la présence de Joseph et la souricière posée sur le rebord de fa fenêtre, font allusion à la doctrine de saint Augustin selon qui le mariage de la Vierge avec saint Joseph est un piège pour que le diable ne devine pas le grand mystère de la conception virginale et de  l'Incarnation.


[1] Jeanne de la Ruwière, La peinture flamande, XV°, XVI° siècle, Bruxelles 1957, p. 34

[2] http://www.faisceau.com/ann_flam.html.


Synthèse F. Breynaert