Michel Ange, le jugement dernier (1541)Lire aussi : Marie et la fin des temps (Panorama)

Michel Ange, le jugement dernier (1541)

Michel Ange travailla surtout à Florence et à Rome. Il fut peintre, sculpteur et architecte.

Il vit les régimes politiques se succéder à un rythme rapide dans sa ville bien-aimée, Florence.

Et il vit le trône de saint Pierre occupé par des pontifes scandaleux (Alexandre VI Borgia), veules ou cupides, de sorte que la foi vacillait chez beaucoup et que l'orthodoxie était souvent récusée en même temps que le principe d'autorité.

Après la réforme de Luther et le sac de Rome en 1527 mené par une armée en partie espagnole mais surtout luthérienne, Michel Ange peint le jugement dernier, dans la chapelle Sixtine, à Rome, cette vaste fresque est achevée en 1541. Il peint entre 1535 et 1541 une fresque qui mesure 13,70 m x 12,20 m.

 

Voir la fresque du jugement dernier (Cliquez) - (domaine public).

 

La fresque évoque non seulement le sort des damnés mais aussi le sort des élus.

En haut, les anges tiennent les instruments de la Passion du Christ : la croix et la colonne où le Christ fut flagellé.

Au centre se trouve le Christ, il est représenté sous les traits d'un homme jeune ayant une carrure d'athlète, et, levant la main, il juge.

A ses côtés, la Vierge détourne le visage en signe de pitié, son bras étonnement musclé, évoque donc la puissance de son intercession envers les pécheurs.

Cependant, ce serait une erreur d'opposer le jugement du Christ et la miséricorde de Marie. Le Christ est toujours miséricordieux. Et la miséricorde de Marie provient du fait que l'Incarnation est la grande miséricorde de Dieu ; la miséricorde de Marie provient aussi du fait que le Christ, durant sa Passion, priait Dieu le Père de pardonner aux hommes car « ils ne savent pas ce qu'ils font ».

Voir le détail de Vierge dans le jugement dernier de Michel Ange - (domaine public).

 

Marie a été considérée comme mère de miséricorde aussi bien au premier millénaire qu'au second millénaire du christianisme, et aujourd'hui.

Lire Marie mère de miséricorde au second millénaire.

 


Synthèse F. Breynaert