Dogme de l'Immaculée Conception : Beauté et Raison

Dogme de l'Immaculée Conception : Beauté et Raison

 

Les allégories bibliques

Les Pères et les écrivains de l'Eglise n'ont jamais cessé d'appeler la Mère de Dieu :

Lis parmi les épines ;

Terre entièrement intacte, virginale, sans tache, immaculée, toujours bénie et libre de toute contagion du péché, dont a été formé le nouvel Adam ;

Paradis tout brillant, tout agréable, tout parfait d'innocence, d'immortalité et de délices, établi par Dieu même et défendu contre toutes les embûches du serpent venimeux ;

Bois incorruptible que le ver du péché n'a jamais gâté ;

Fontaine toujours claire, scellée par la vertu de l'Esprit-Saint ;

Temple divin ;

Trésor d'immortalité ;

Seule fille non de la mort, mais de la vie.

 

Et comme si ces choses, malgré leur splendeur, étaient insuffisantes, ils ont déclaré, par des paroles expresses et précises que, lorsqu'il s'agit du péché, il ne saurait être en aucune façon question de la sainte Vierge Marie, à qui a été donnée une surabondance de grâces pour le vaincre entièrement.

 

Les raisonnements

A tout ce que nous venons de dire, il faut joindre les magnifiques paroles par lesquelles, en parlant de la Conception de la Vierge, les Pères ont rendu ce témoignage que la nature, s'avouant vaincue par la grâce, s'était arrêtée tremblante et dans l'impuissance de suivre sa marche ;

Car il devait se faire que la Vierge Mère de Dieu ne serait conçue d'Anne qu'après que la grâce aurait porté son fruit ;

Cette conception, en effet, était celle de la femme première-née de qui devait être conçu le premier-né de toutes les créatures.

 

Ils ont affirmé que la chair de la Vierge prise d'Adam n'avait point reçu les souillures d'Adam, qu'ainsi la Bienheureuse Vierge a été un temple créé par Dieu même.

Il ne convenait pas, en effet, que ce vase d'élection fût terni des souillures ordinaires ;

Car, bien différent de tous les autres, il est venu de la nature, sans venir de la faute ;

Bien plus, il était tout à fait convenable que, comme le Fils unique a eu pour Père dans les cieux celui que les Séraphins proclament trois fois Saint, il eût aussi sur la terre une Mère qui n'eût jamais été privée de l'éclat de la sainteté.

 

 


 

Sa sainteté le Pape Pie IX

(Extraits de la Bulle « Ineffabilis Deus » du 8 Décembre 1854)